
Frédéric Chopin (1810-1849) |
par Monsieur Daniel Maturel |
Vendredi 26 novembre 2010 |
2010 est l’année du bicentenaire de la naissance de Frédéric Chopin, Daniel Maturel a donc choisi de nous inviter à une soirée musicale dédiée à ce compositeur, l’un des plus constamment écoutés et enregistrés. D’origine polonaise par sa mère, mais d’ascendance lorraine par son père, Frédéric Chopin (1810-1849), venu à Paris en 1831 fréquente les milieux artistiques et littéraires et se trouve mêlé au mouvement romantique français. Avec le recul du temps, Chopin apparaît sous divers aspects : classique (il adorait Bach et Mozart), romantique (tendre et sentimental), virtuose (avec des œuvres brillantes et héroïques). Mais il y a aussi le Chopin secret, timide, l’artiste inspiré et raffiné, qui, malgré une santé fragile a fait découvrir de nouveaux horizons sonores et tire du piano des résonnances insoupçonnées. Au cours de cette soirée très appréciée, nous avons pu écouter des extraits des œuvres suivantes : Mazurka opus 6 n°3, concerto n°2 pour piano et orchestre, étude dite «révolutionnaire», valse dite « de l’adieu », ballade n°2 en fa mineur, sonate dite « funèbre », polonaise dite « militaire », et étude en mi majeur dite « tristesse ». |
Le massacre d’Oradour-sur-Glane (10 juin 1944) |
par Monsieur Jean-Louis Mouton |
Vendredi 22 octobre 2010 |
Après avoir restitué le contexte de l’époque, la position d’Oradour, la présence de maquis aux alentours et présenté la tristement célèbre division SS « Das Reich », on arrive à la description de la préparation de l’expédition et de l’investissement du bourg suivis du rassemblement des habitants qui, jusqu’à cette minute, n’avaient pas imaginé, un seul instant, que leur triste sort était déjà scellé.
Suivent les détails du massacre lui-même en commençant par les hommes rassemblés dans des granges, mitraillés à bout portant, achevés et les corps recouverts de fagots auxquels le feu est mis, provoquant la mort des derniers blessés agonisants. Pendant ce temps, les femmes et les enfants rassemblés dans l’église ont connu le même sort atroce.
Leurs basses œuvres accomplies, les Allemands quittent rapidement la contrée, laissant derrière eux un spectacle difficilement soutenable découvert le lendemain par quelques témoins de la première heure et les quelques malheureux survivants qui ont réussi miraculeusement à s’échapper ou à se cacher pendant ces longues heures durant lesquelles s’est déroulée la tuerie la plus affreuse de le seconde guerre mondiale.
De nombreuses controverses se firent jour qui aboutirent, après commission d’enquête et instruction, à plusieurs procès qui ne permirent jamais aux quelques rescapés et aux résistants d’apaiser leur immense peine.
En 1999 fut inauguré le Centre de la Mémoire qui regroupe tous les souvenirs recueillis et tous les ouvrages traitant de la question. C’est aussi un centre d’expositions et un passage obligé pour qui veut aller se recueillir sur les ruines du village laissées en l’état pour témoigner aux générations futures combien une guerre est toujours atroce. |
La chanson picarde, des trouvères à nos jours |
par Monsieur Robert Lamouret |
Vendredi 24 septembre 2010 |
Robert Lamouret, qui pratique la musique ancienne (Moyen Age, Renaissance, Baroque) et traditionnelle, qui anime des classes du patrimoine et participe au festival « Ché Wèpes »(bocage Hallue, côte picarde, Thiérache), nous propose une soirée intitulée La chanson picarde des trouvères à nos jours, soirée articulée autour des thèmes suivants : le Moyen Age, les bêtes et les gens, la tradition religieuse, soldats et rouspétance, la belle époque, accompagné d’instruments tels que la guitare, la mandoline ou l’épinette, l’accordéon, la cornemuse ou la vielle à roue, la harpe ou le luth, instruments qu’il fabrique lui-même depuis 40 ans.
Comme à l’accoutumée, cette soirée de rentrée, musicale et animée, se termine autour du verre de l’amitié.
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Promenade à Château-Thierry |
par Monsieur Champenois |
Jeudi 3 juin 2010 |
Rendez-vous est pris devant le Monument américain avec Jean-Pierre Champenois, président de la Société historique locale et de la Fédération des Sociétés d’histoire et d’archéologie de l’Aisne.
Voulu par les autorités américaines, ce mémorial domine la vallée où se déroulèrent de violents combats en juillet 1918 et où de nombreux jeunes soldats américains perdirent la vie. Il offre une vue très étendue sur la vallée de la Marne.
Ensuite nous nous retrouvons à l’abbatiale Saint-Ferréol d’Essômes-sur-Marne, de style gothique et aux proportions grandioses. Après un repas pris en commun, notre après-midi est consacré à la visite de Château-Thierry.
L’Hôtel-Dieu, fondé au XIVe siècle, a traversé toutes les époques bouleversées de l’histoire et ce n’est qu’à la fin du XXe siècle qu’un hôpital moderne se construit en périphérie de la ville. Les anciens bâtiments laissés vacants vont être transformés en musée connu sous le nom de «Trésor de l’Hôtel-Dieu », fabuleuses collections d’une grande richesse : orfèvrerie, tapisseries, peintures, sculptures, mobilier …
Notre journée se termine au temple, inauguré en 1924, offert à l’Église réformée de France par une des Églises protestantes américaines, en mémoire des nombreux soldats américains tombés dans les environs. Très surprenant, les temples réformés français étant généralement très sobres, celui-ci présente un décor inhabituel. On remarque entre autres un vitrail sur lequel les généraux français de la première guerre mondiale, Foch, Joffre, Pétain et Nivelle, accueillent le général Pershing et son armée. |
Petite sortie printanière à Prémontré et Saint-Gobain |
par Madame Marie-Françoise Wattiaux |
Samedi 29 mai 2010 |
A 14h30, une quarantaine de personnes se retrouvent devant l’abbaye de Prémontré où M Dumont nous attend pour une visite détaillée du lieu, puis nous le suivons à Saint-Gobain pour découvrir la crypte de l’église. Nous nous dirigeons ensuite en forêt, à la maison Charles-Fontaine, où la propriétaire des lieux nous présente le site, ancienne soudière (1806) avant son transfert à Chauny, et nous ouvre les portes de son musée où est exposée une partie de sa collection d’éventails tout en nous contant leur histoire, leur provenance et leur langage. Un régal pour les yeux ! Cet après-midi de détente se termine par un goûter à l’auberge du Rond-d’Orléans. |
Une histoire récente mais bouleversée : le boulevard Gambetta de Chauny (2e partie) |
par Madame Marie-Françoise Wattiaux |
Vendredi 30 avril 2010 |
En arrivant sur le boulevard en septembre 1914, les Allemands y ont installé l’inspection générale d’étape de la 1ère armée, 20 hôpitaux et tous les services administratifs de l’armée, imposant à Chauny une garnison de 40 000 hommes au moins. Ils vont d’abord réquisitionner un hôtel pour loger leurs officiers, puis ils vont s’emparer de l’hôpital pour y mettre leurs nombreux blessés en chassant malades et vieillards. La plupart des écoles seront transformées en lazarets et les écoliers français seront regroupés dans des institutions privées, voire dans des maisons particulières. Du 18 au 23 février 1917, Chauny est évacué en partie et le repli allemand est précédé d’une destruction presque totale de la ville. Le boulevard est complètement détruit.
En attendant la reconstruction rendue possible grâce aux dommages de guerre, on vit dans des baraquements. En 1919, Chauny ouvre un concours public à Paris auprès de différents architectes afin d’établir un plan de reconstruction pour un nouvel aménagement de la ville. C’est le projet de Louis Rey qui est retenu, et peu à peu le boulevard va reprendre vie mais il aura un aspect totalement différent. On va suivre le même parcours que précédemment, au départ de la nouvelle place Clémenceau, en passant devant le palais de justice, la salle des fêtes et la bibliothèque, la caisse d’épargne, le square et le monument aux morts, la poste et la maison des sociétés. Une école primaire supérieure et une école de garçons seront construites à la place de l’Hôtel-Dieu pour devenir plus tard collège moderne puis lycée Gay-Lussac. Notre promenade en photos se termine enfin à la nouvelle gare inaugurée en 1926.
Actuellement des travaux ont lieu à la maison des sociétés qui fut ensuite une caserne de pompiers et qui va devenir une maison des associations où la Société académique aura dès l’an prochain un local mis à sa disposition par la municipalité. |
Une histoire récente mais bouleversée : le boulevard Gambetta de Chauny (1ère partie) |
par Madame Marie-Françoise Wattiaux |
Vendredi 26 mars 2010 |
En 1849, le chemin de fer arrive à Chauny qui va alors connaître une expansion industrielle et démographique importante. Mais l’accès au débarcadère, construit dans un quartier marécageux et difficile, va poser de gros problèmes de circulation. La municipalité qui parle des «embarras de la ville » va vite prendre la décision d’ouvrir une large voie de communication à l’emplacement des remparts déjà bien en ruines. Lorsque l’empereur Napoléon III vient à Chauny en 1858, comprenant l’importance de « ce beau et gros travail », il autorise la ville à lui donner son nom. Mais après la défaite de Sedan en 1870, on ne parlera plus du boulevard Napoléon III mais simplement du boulevard de la Gare et ce n’est qu’en 1883 qu’il deviendra boulevard Gambetta.
C’est une promenade en images qui est alors proposée en s’arrêtant devant chaque édifice public pour en découvrir l’histoire : la halle aux grains caractérisée par sa forme elliptique, l’école des filles, la salle des fourneaux économiques (les restos du cœur de l’époque), le square Sainte-Eugénie et, en face, l’Hôtel-Dieu, la salle d’asile communal qui deviendra 20 ans plus tard la première école maternelle de Chauny, une salle de musique et enfin la gare. La Compagnie des Chemins de Fer du Nord avait accepté alors de déplacer la gare provisoire pour en construire une plus importante dans le prolongement exact du boulevard qui peu à peu va prendre vie, avec la construction de maisons particulières et de commerces : rez-de-chaussée surmontés d’au moins un étage, en briques et parements de pierres.
En 1913, on projette d’électrifier ce boulevard et d’agrandir la gare dont le trafic est de plus en plus important. Mais arrive 1914. C’est le 1er septembre que le gros de l’armée allemande fait son entrée à Chauny. M Descambre, maire, convoqué auprès du commandant major allemand à la limite de la ville dira plus tard dans un discours : « Nous pûmes alors contempler l’étendue de la masse qui allait pénétrer dans notre ville. Les champs étaient gris de soldats d’infanterie ». Il faut alors loger tout ce monde et vivre à l’heure allemande. Cela va durer 31 mois. (Fin de la première partie). |
Pompéi à la veille de l’éruption |
par Monsieur Daniel Andrieu |
Vendredi 26 février 2010 |
Au sud de Naples se situent les ruines de Pompéi, site antique classé au patrimoine de l’UNESCO depuis 1997. Daniel Andrieu nous propose de partir à la découverte de la ville, ce 23 août 79 de notre ère, juste avant l’éruption du Vésuve.
Conquise par Sylla en 89 avant J.-C., Pompéi entre alors dans l’orbite romaine en tant qu’alliée. Très prisée par l’aristocratie qui s’y fait construire de somptueuses villas, elle s’opposera par la suite à Rome. Mais depuis quelques jours la terre gronde et chacun se souvient des grandes secousses du 5 février 62 qui détruisirent une grande partie de la cité qui compte actuellement environ 15 000 âmes et sans doute 5 000 dans la campagne alentour. A l’intérieur de la ville, trois avenues principales la desservent et un réseau de rues secondaires s’ordonne parallèlement et perpendiculairement à ces axes. Pompéi est une ville hautement urbanisée. Les maisons possèdent au moins deux étages. De superbes villas recouvertes de mosaïques et de peintures, entourées de jardins ornés de pergolas, de statues et de cascades en font sa gloire. Plus loin c’est le forum : centre politique, économique et religieux, puis de nombreux temples, les thermes, le grand théâtre, l’odéon, l’amphithéâtre et enfin nous traversons le quartier très vivant des commerçants, des artisans, des boutiquiers et autres …
La région très riche fournit le millet, le froment ou l’épeautre appelé far (farine) mais la principale production est le vin. Le cépage le plus apprécié est l’Holconia, nom d’une famille de notables dont le chef a sa statue en général romain sur le forum. Une autre production vitale est l’olive et la région entière est un verger qui abonde en figues, pommes, poires, pêches, cerises et légumes. L’élevage y est important (porcs, chèvres, moutons et volailles.) La proximité de la mer fournit le poisson.
Ce 24 août 79, le conduit du volcan se débouche et les habitants de la région voient projeter très haut un magma riche en gaz à haute pression qui, en retombant ensevelit la ville sous une couche de cendres et de lave d’une épaisseur de 6 mètres en moins de 3 heures. Dans la nuit, il n’y a plus d’habitants vivants autour du Vésuve. Seul le récit de Pline le Jeune nous est parvenu. Les habitants, dont la plus part s’étaient réfugiés sur le littoral, furent asphyxiés alors que d’autres trouvèrent la mort à l’intérieur de leurs maisons. Cette ville fut retrouvée dans un état de conservation inespérée et les fouilles exécutées au XVIIIe siècle permirent d’exhumer la cité florissante que Daniel Andrieu vient de faire revivre pour nous.
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L’œuvre coloniale d’Henri IV au Canada |
par Monsieur Michel Pugin |
Vendredi 29 janvier 2010 |
Prenant modèle sur Pizzare et Almagro, conquistadores espagnols qui entreprirent l’occupation de l’empire inca en Amérique du Sud et en ramenèrent de substantielles richesses, quelques hardis navigateurs français tentent une aventure similaire. En 1555, Nicolas Durand de Villegagnon essaye d’établir une colonie en Amérique du Sud dans la baie de Rio de Janeiro mais les Français en sont rapidement délogés par les Portugais déjà sur place. De même, de 1562 à 1565, les Français huguenots Jean Ribault et René de Laudonnière, tentent de coloniser ce qui est aujourd’hui la Floride et la Caroline du Sud, mais ils sont massacrés par les Espagnols. Comme territoires d’explorations et de nouvelles découvertes il ne reste plus que les terres septentrionales du nouveau continent. Sous François 1er, par trois fois, Jacques Cartier se rend dans ce nouveau monde, visite Terre-Neuve, le Saint-Laurent et reconnaît le Canada. Plus tard, sous Henri IV, des armateurs intéressés par le commerce des fourrures et éventuellement la découverte d’or, organisent des expéditions mais ils sont plus intéressés par le commerce avec les autochtones que par la fondation d’une colonie comme le souhaitait Henri IV ; il est vrai que la rigueur du climat et les difficultés des hivernages y sont pour quelque chose.
Il faut attendre 1603 et la ténacité de Samuel de Champlain, un Charentais qui s’embarque comme historiographe pour que l’on s’intéresse à cette contrée lointaine. Après quelques hivernages dramatiques, en 1608 Champlain débarque à la pointe de Québec et s’y installe. L’hiver est rude mais il ne songe pas à tout abandonner pour revenir en France. C’est alors que l’idée lui vient de faire de Québec un comptoir permanent qui sera le point de départ de la Nouvelle-France. Par la suite, en quelques années, les Indiens alliés et les Français scelleront une alliance durable qui conditionnera le devenir de la colonie du Québec jusqu’au milieu du XVIIIe siècle.
Après la soumission de la Ligue par le traité de Folembray en 1596 et le traité de Vervins du 2 mai 1598 qui met fin à la guerre d’Espagne, la France va connaître des années pacifiques au cours desquelles elle va se développer sur les plans agricole, industriel et commercial . La politique du roi va l’amener à s’intéresser aux territoires lointains que des explorateurs français ont déjà commencé à reconnaître. Une « Nouvelle France » va voir le jour et prospérer mais la disparition du roi en 1610 amènera des désillusions dans le domaine de ces explorations lointaines.
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Fondeur, Lufbéry, Fourny : des pionniers en pays chaunois |
par Mme Françoise Vinot |
Vendredi 27 novembre 2009 |
Mme Françoise Vinot nous invite à suivre le parcours accompli au cours des XIXe et XXe siècles, à l'heure des grands progrès techniques, par plusieurs personnalités dont les initiatives et les audaces ont contribué au renom de notre région.
Issu d'une longue lignée de maréchaux-ferrants d'Ugny-le-Gay, François Hubert Fondeur (1810-1890) invente, à 20 ans, une charrue à socs alternatifs. Fabriquée artisanalement à Villequier-Aumont puis dans la grande usine de l'Orme-du-Sart à Viry-Noureuil, elle lui assure ainsi qu'à son fils Pol (1846-1896), notoriété et fortune. Jalousement protégés par l'octroi de brevets et présentés dans de multiples expositions, les instruments aratoires sont commercialisés dans toute la France et jusqu'aux confins de l'Empire colonial. Cédée en 1900 à Maurice Letroteur, un industriel parisien, l'entreprise est reconstruite après guerre à Toulouse, où elle connaît un immense essor sans pour autant perdre sa dénomination de « Société des Charrues Fondeur ».
Moins connu que son neveu Raoul (1885-1918) héros de l'escadrille Lafayette, le chimiste George Freeman Lufbery (1839-1911) arrive des Etats-Unis dans le sillage des Hutchinson, auxquels il est apparenté. Après avoir dirigé leur manufacture de Châlette-sur-Loing, ce capitaine d'industrie choisit Chauny en 1876 pour y créer une grande usine de caoutchouc à proximité de la Soudière. Il s'intègre avec brio au milieu local tout en demeurant fidèle à l'Amérique. Après son décès en Californie et celui de son fils Charles Edouard (1869-1924) à Chauny, l'établissement survit à la crise des années trente. Progressivement converti en huilerie, il subsistera jusqu'en 1992.
Quant à Alexandre Fourny, (1884-1957), fils unique d'un affréteur du port de la Chaussée, sa passion pour l'aviation lui vaut en 1911 d'être engagé comme chef-pilote par Maurice Farman et proclamé champion du monde de distance et de durée en vol. A l'approche de la guerre, il est sollicité pour initier des officiers à la maîtrise de la 4e arme à l'heure où André Michelin déclare que « notre avenir est dans l'air ». Il participe aux grandes manœuvres puis à la guerre. En septembre 1914, son équipage signale l'infléchissement de l'armée allemande qui va décider du sort de la bataille de la Marne. Après le conflit, il réussit sa reconversion comme instructeur dans l'aviation civile, en particulier au Maroc. |
Hommage aux animaux de guerre et d’utilité publique |
par M. Pierre Siaux, président de l’H.A.G.U.P. |
Jeudi 29 octobre 2009 |
La vocation de cette association créée en 2004 est de faire connaître le rôle non négligeable que tiennent les animaux auprès des hommes aussi bien en temps de guerre : chiens ou pigeons messagers, chiens d’infirmerie, chevaux, mulets, qu’en temps de paix, ceux qui aident les civils dans leurs tâches quotidiennes : chiens utilisés dans la lutte contre les stupéfiants, chiens renifleurs d’explosifs, chiens de sauvetage en tout genre, et même rats démineurs que l’on utilise au Mozambique aujourd’hui.
Une stèle unique en France a été érigée au Musée de la Résistance et de la Déportation de Fargniers,
De plus l’association s’est engagée dans le financement de la formation d’un chien d’aveugle. |
Promenade à Bergheim |
par convie Mme Françoise Pisselet-Sénéchal |
Vendredi 25 septembre 2009 |
Après avoir retracé les liens qui unissent Chauny et Bergheim avec la signature du serment du jumelage en 1969, Mme Pisselet-Sénéchal nous présente cette petite ville allemande située dans le land de Rhénanie-Westphalie à 25 kilomètres de Cologne.
L’aspect historique est ensuite évoqué, en particulier l’influence française dans cette région à l’époque napoléonienne.
Suit un diaporama qui permet de découvrir la campagne environnante et ses impressionnantes mines de lignite, le charme de ses rues piétonnes où les façades anciennes cohabitent avec l’architecture moderne.
Une ville où il fait bon vivre, située seulement à 360 kilomètres de Chauny, qui mérite une visite mais qui mérite surtout que l’on s’y attarde pour apprécier la convivialité de ses habitants.
A la fin de cette causerie et comme le veut la coutume nous nous sommes retrouvés dans le hall de la salle des fêtes autour du verre de l’amitié. |
Une journée à Chimay (Belgique) |
par Madame la princesse de Caraman-Chimay |
Jeudi 4 juin 2009 |
Le matin c’est Madame la princesse de Caraman-Chimay qui nous fait les honneurs de son château et de son petit théâtre. Après un copieux repas du terroir, nous partons pour Virelles à la découverte de la grange aux papillons où dans une atmosphère exotique et au milieu de papillons de toutes couleurs, nous bénéficions d’explications sur la vie et la reproduction de ces magnifiques insectes.
Puis nous faisons une dernière halte à Momignie pour visiter une ancienne brasserie. |
La vie et l’œuvre de Haëndel |
par M Daniel Maturel |
Jeudi 28 mai 2009 |
Haëndel, né en Saxe en 1685, personnifie à côté de Bach, son contemporain, l’apogée de la musique baroque européenne. Destiné à la magistrature, il marque un goût très vif pour la musique et il étudie l’orgue, le violon et le clavecin et après la mort de son père, il se consacre uniquement à la musique. D’abord claveciniste au théâtre de Hambourg, il part bientôt pour Florence attiré par la cour de Gaston de Médicis et les fastes de la société florentine. Virtuose de l’orgue et du clavecin, sa réputation le mène à Rome où il se lie d’amitié avec le duc de Manchester, ambassadeur d’Angleterre qui l’encourage à venir à Londres, à la cour de la reine Anne Stuart.
Parallèlement il reste maître de chapelle à la cour de Hanovre et lorsque en 1714, l’électeur de Hanovre est proclamé roi d’Angleterre, il finit par se fixer à Londres et prend la nationalité anglaise en 1726.
Nommé directeur de l’opéra italien, il doit faire face à de nombreuses difficultés et finit par se tourner vers une nouvelle forme musicale, l’oratorio. Il arrive ainsi au sommet de son art.
En 1741 à Dublin il fait représenter son œuvre la plus connue Le Messie. Ses oratorios lui assurent un triomphe complet dans tout le Royaume-Uni, et c’est en pleine gloire qu’il meurt à Londres en 1759.
Il réalise dans son œuvre une synthèse magistrale des traditions musicales de l’Allemagne, de l’Italie et de la France où il n’est pas venu mais il connaît fort bien la musique baroque de Versailles dont il est un admirateur et il écrit de nombreuses ouvertures « à la française ».
En nous proposant 9 extraits musicaux, M Maturel nous invite à partager et à comprendre cette musique cosmopolite par excellence.
Un critique n’a-t-il pas écrit de lui sous forme de boutade « Haëndel est un compositeur allemand, il écrit en français et il a décidé d’imposer l’opéra italien à un public anglais » ? |